7 conseils pour (bien) penser sa robe de mariée

Enfin, toutes les conditions sont réunies. L’élu de votre cœur vous a demandée en mariage, le lieu est réservé, les prestataires sont bookés… Ne manque plus que votre tenue inoubliable, qui apparaîtra sur des photos chéries jusqu’à la fin des temps. Mais comment faire quand il s’agit de l’imaginer, votre robe de mariée ? Quelles sont les erreurs à ne pas faire, et ce à quoi il faut penser ?

Cet article s’adresse à celles qui ont décidé de dessiner leur robe de mariée, puis de la faire faire par une couturière professionnelle. Il s’agit là de tout choisir vous-même : le patron, les étoffes, les détails, les accessoires… Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est loin d’être facile de créer sa robe. C’est beaucoup plus simple d’avoir un coup de cœur sur un modèle existant puis de le faire ajuster. Le processus de création a cela de complexe qu’il laisse libre cours à une infinité de possibilités. Col, longueur, manches… C’est VOTRE choix. Et qui dit choix dit forcément prise de tête, n’est-ce-pas ?

Parce que j’ai la chance d’avoir une maman couturière, j’ai eu la possibilité d’inventer ma robe de mariée puis de la voir se matérialiser petit à petit. Voici quelques conseils pour aider celles qui se lancent dans une telle aventure… qui n’est, il faut le faire, pas de tout repos : hésitation, questionnement, prise de tête, doute… vous allez passer par toutes les étapes ! Ces conseils devront normalement vous aider à y voir plus clair.

1 – Se renseigner sur l’existant

Comme pour tout projet, il est important de faire une petite étude de marché. Qu’est-ce qui existe ? Qu’est-ce qui est possible, à la fois en termes de patron mais aussi de tissu ? De nombreuses plateformes sont utiles pour « benchmarker » : Instagram, Pinterest mais également les sites de type Vogue, Grazia, Gala et Closer qui relaient les photos des robes des célébrités (et des princesses royales du monde entier !). Très vite, votre goût va s’affiner. Votre regard va s’arrêter sur des modèles, souvent similaires, vous allez voir, et totalement rechigner sur d’autres. L’idée, c’est de garder les images de vos robes coup de cœur, et de les classer dans un dossier. Ce dossier sera très important pour la suite, quand vous aurez des doutes sur vos goûts. Souvent, c’est votre premier coup de cœur « le bon »…!

2 – Définir l’effet recherché

On le répète tant bien que mal : la robe de mariée doit vous satisfaire avant tout. Mais soyons lucides : nous ne vivons pas dans un monde idéal, sans enjeux. Le mariage est en général un événement public, avec un certain nombre de codes et de conventions sociales. C’est compliqué d’aller à l’église avec une robe très décolletée, par exemple. C’est également décadent de se marier sur la plage avec une énorme robe meringue, pas pratique pour un sou ! Il faut que l’effet recherché soit en accord avec le lieu, mais aussi le type de mariage. Si l’on prend mon cas, je « devais » avoir une robe conforme à un mariage militaire. Je pouvais difficilement choisir une robe très originale, ce qui aurait mal contrasté avec la sévérité de l’uniforme de mon mari. Bien sûr, j’aurais pu choisir une robe bohème avec un énorme dos-nu, mais mon choix a été de suivre les codes, et j’en suis très heureuse quand je vois le résultat.

Posez-vous les bonnes questions :
– Quelle émotion je souhaite susciter chez mon mari avec ma robe ? (désir, tendresse, fascination, surprise ?)
Personnellement, je voulais susciter le respect et la tendresse, car je sais que mon mari y est sensible. En choisissant de peu révéler mon corps et d’opter pour la dentelle, je savais que je ferais ressortir ces traits.

– Quelle réaction je souhaite susciter chez mes invités ? (surprise, admiration, rire ?)
Je voulais qu’ils me trouvent belle, mais pas désirable. Mon idée du mariage n’était pas de rendre tous les hommes fous et les filles jalouses. Je voulais mettre en avant mes témoins et mes amies, en ayant une robe blanche très reconnaissable mais aussi « passe-partout ». Une mariée est en soi impressionnante, inutile d’en rajouter une couche !

– Et, le plus important, quelle émotion je souhaite susciter chez moi-même ? (émotion, sensualité, respect…)
Je voulais me sentir véritablement « femme », quitter définitivement ma peau de petite-fille. La robe m’a permis de faire cette transition, car elle n’était pas « princesse » ni « fée », mais très « madame », avec un patron simple. Ma silhouette était fine et imposante à la fois. Je voulais un petit côté Audrey Hepburn que ma maman a réussi à produire…

3 – Faire l’effort de projection

En mode comme dans la vie en général, je suis une grande adepte du classique. Le style d’Audrey Hepburn (encore !) a cela de précieux qu’il traverse les âges sans une ride. Qu’en sera-t-il des tendances actuelles ? En suivant la mode, les idées farfelues des créateurs contemporains, vous risquez de regretter votre choix dans trente ans (et de subir les regards moqueurs de vos enfants et petits-enfants). Je ne dis pas non à l’audace, car une robe doit refléter votre tempérament, et si vous aimez l’originalité, alors go. Mais avec parcimonie, afin que la robe ne produise pas « trop » de réaction chez les personnes du futur (y compris vous-même !)

4 – Penser pratique

Certes, vous ne la porterez (en principe) qu’une seule journée. Mais une journée de mariage, c’est long !!! Et il faudra aller souvent aux toilettes. Et il faudra danser, se faire prendre en photo, s’asseoir, se lever… Si votre rêve est d’avoir une énorme robe pour la cérémonie religieuse ou civile, prévoyez une deuxième robe plus confortable pour la soirée et le bal dansant (et une paire de ballerines, car vos pieds seront en sang !) Ce sont des moment précieux, qui passent déjà trop vite, alors ce serait dommage de les rendre moins plaisant à cause d’une robe (et oui, ça reste une robe…) et de chaussures belles mais inconfortables au possible…

5 – Jouer à l’acheteuse intéressée

Oui, ce n’est pas très réglo, mais il me semble absolument indispensable d’aller essayer des robes chez des créateurs ou dans des boutiques spécialisées, surtout avant d’officialiser le patron. En voyant un col V sur vous, ou un bustier, vous vous rendrez peut-être compte que vous êtes en réalité faite pour un col bateau… Pour ma part, je savais que ma robe de mariée serait à col bateau, car c’est mon préféré (il met en avant mes épaules larges et mon cou fin), mais essayer les robes l’a confirmé. Jouer à l’acheteuse intéressée m’a également permis de comprendre que j’aimais moins les manches 3/4 que les manches courtes, alors qu’au départ je n’envisageais même pas de me marier sans manches longues… Alors après, juste un conseil, ne faites pas comme moi et rappelez les différentes boutique de créateurs en leur disant que vous n’êtes pas intéressée !! Prise de panique, j’avais fait la morte après les essayages ! …

6 – Ne pas jurer que par la soie

On parle toujours de soie, de mousseline de soie, etc. Mais ces tissus sont aussi extrêmement salissant. Il existe des alternatives beaucoup moins chères, au rendu quasiment identique, comme la mousseline et la popeline de viscose (les tissus choisis pour le bas de ma robe). En laissant tomber la soie, vous pourrez peut-être vous permettre de trouver des accessoires plus raffinés (un beau diadème, des boucles d’oreilles en or, un voile assorti à la robe, des broderies faites à la main sur le buste, etc…)

7 – Ne pas forcément écouter la vendeuse

Une fois que vous avez tranché sur un modèle et que le patron est fait, il faut choisir les tissus. Sauf que bien souvent, les vendeuses des magasins textiles ne sont pas d’une grande aide (désolée, mais c’est l’expérience qui parle). Celle qui m’a conseillée m’avait dit de ne pas prendre la dentelle trop belle que j’adorais, et finalement je l’ai fait, et le rendu est tout simplement superbe. Elle disait que c’était du tissu « pour rideau »… Et finalement, il a recouvert ma robe de mariée ! Vous savez ce que vous aimez : écoutez plus votre cœur et moins la vendeuse ! Bien sûr, ceci n’est pas une généralité : vous pouvez tomber sur une perle qui vous aiguille avec précision et justesse… Il faudra juste me donner cette bonne adresse !

La robe et son voile assorti « Pavane » montrés sur les photos de cet article ont été entièrement créés par Myriam B. avec de la dentelle, de la mousseline de viscose, du coton et du tulle, achetés chez Mondial Tissus. Toutes les photos ont été prises par Lika Banshoya en août 2020.

Je porte un diadème de la marque Bijoux Brigitte (25 euros), des boucles d’oreilles en or plaqué et nacre de la marque Satellite (50 euros), et des talons dorés de la marque Jonak (92 euros). Coiffure : Les Cheveux de Chloé (Montmarault). Maquillage : Belles et Fées (Montmarault).

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