Règles : quand être une femme devient un fardeau

Elles sont des millions à se battre au quotidien contre l’endométriose, une maladie utérine encore mal connue qui toucherait 1 femme sur 10. Si je n’ai pas été diagnostiquée avec cette maladie, les règles ont toujours été pour moi synonymes de douleurs, parfois surréalistes. Au fil des années, j’ai développé des techniques pour « souffrir moins » … avec plus ou moins de succès. Explications.

Nous avons été nombreuses à les attendre, à veiller attentivement au plus grand changement de notre corps qui annoncerait que nous étions enfin devenues « de vraies femmes ». Moi la première, j’ai sauté de joie quand mes règles ont débarqué. Si mes souvenirs sont bons, on a même fêté ça, entre copines. Pour nos cerveaux d’adolescentes, les règles symbolisaient le début des amourettes dignes des plus grands films romantiques et l’arrivée de la poitrine qui « ferait rêver les boys ». LOL. Malheureusement, la réalité m’a rapidement heurtée de plein fouet.

La douleur ressentie pendant les règles varie selon les femmes. Aujourd’hui, elle reste un mystère que la science ne parvient pas toujours à expliquer. Il est extrêmement difficile pour nos compagnons les hommes de la comprendre, malgré toute la bonne volonté dont ils sont capables. La douleur que je ressens, par exemple, s’apparente à des contractions violentes au niveau des reins et engendre des brûlures au bas-ventre, parfois pendant plusieurs heures. J’ai alors l’impression d’être poignardée, lacérée de l’intérieur, ce qui ne manque pas de susciter la réaction adéquate : pleurs, convulsions, frissons, vomissements. C’est en somme assez impressionnant.

Souvent, rien n’y fait, pas même les médicaments les plus forts. D’autres fois, mes règles sont totalement indolores. Sans aucune logique, l’intensité de la douleur varie.

Trop souvent, la réponse de la science au problème de la douleur menstruelle est la pilule. Un automatisme que je condamne car n’étant pas anodin.

J’ai un avis très tranché sur la question de la pilule contraceptive, donnée quasi automatiquement à toutes les adolescentes et femmes adultes souffrant de règles douloureuses. Probablement car j’ai moi-même subi ses effets indésirables, passant des années sous influence chimique et devenant petit à petit l’ombre de moi-même. La pilule, même « microdosée », avait une telle influence sur mon corps (de mon poids à mon état psychologique), que j’ai eu l’impression d’être dépossédée de moi-même. J’ai été sous cette influence toxique pendant plus de trois ans, avant de parler de mes inquiétudes à un médecin, qui a seulement trouvé à dire qu’il me fallait « consulter un psychologue », car la pilule n’avait absolument « aucun effet avéré sur les humeurs ni le mental. » Pardon ? Comment une contraception régulant les hormones féminines ne peut-elle avoir « aucun effet » sur la femme ?

Je ne suis pas allée en thérapie : j’ai arrêté la pilule du jour au lendemain. Cette décision radicale a changé ma vie.

En un mois, j’ai eu l’impression de retrouver mon corps, avec lequel mon esprit ne faisait à nouveau plus qu’un. En trois mois, j’ai retrouvé les humeurs propres à l’ovulation, cette vague de chaleur hormonale qui nous submerge au milieu du cycle et nous donne l’énergie suffisante pour déplacer des montagnes. En six mois, je n’avais plus les sensations de migraine, de mollesse, de lenteur, auxquelles je m’étais habituée petit à petit, jusqu’à penser qu’elles me définissaient.

En un an, il n’y a plus eu aucune trace de substance chimique dans mon corps. Le fait d’arrêter la pilule m’a permis de »me retrouver » et j’ai perdu du poids.

Malheureusement, j’ai également retrouvé la douleur, que la pilule permettait jusqu’alors de tenir à carreau…

Parce que mon cycle est régulier,
je peux « prévoir » la douleur et trouver des solutions pour la vivre dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement, ce n’est pas le cas
de toutes les femmes.

Dans cet article, je vous partage mes trouvailles « miracles » pour gérer cette douleur malvenue, très souvent source d’angoisse.

#1 Prévenir son employeur

Ah, je parie que vous n’aviez pas prévu cette première solution, n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est une des plus efficaces pour lutter contre la douleur, à la condition d’avoir un cycle régulier (ou non).

J’ai en effet remarqué que l’angoisse d’avoir mal décuplait souvent l’angoisse elle-même. Par exemple, vous savez que vous avez une énorme réunion dans dix jours avec des clients importants. Sauf que, manque de bol, c’est le jour de l’arrivée de vos règles. Le stress que cela peut susciter n’est pas à prendre à la légère. Quand vos règles arriveront, elles seront peut-être plus intenses et douloureuses du fait que vous êtes crispée.

J’ai longtemps essayé de « faire comme si de rien n’était » le premier jour de mes règles, et mes collègues vous diront que je les ai traumatisés. A plusieurs reprises, je me suis effondrée au milieu de la rédaction de Grazia, hurlant et pleurant, rendant mes collègues impuissants. Je ne suis pas fière de ces épisodes !

Quand je suis arrivée dans un nouveau travail, à un poste avec davantage de responsabilités, j’ai immédiatement prévenu la personne en charge des relations humaines que j’avais un problème menstruel qui m’empêcherait parfois d’assurer mon travail. J’ai tout de suite annoncé la couleur : plutôt que de faire une scène devant tout le monde, ce qui est mauvais pour la confiance en soi et pas top pour l’image professionnelle, j’ai été autorisée à rester une matinée chez moi pour souffrir en paix, ou à rentrer immédiatement quand la douleur commençait à se faire sentir.

Mes collègues étant désormais prévenus, ce qui était autrefois une grosse source d’angoisse est devenu une angoisse secondaire.

Bien sûr, tous les employeurs ne sont pas sensibilisés à cette question, surtout les hommes, et en parler peut intimider les femmes en question… Je comprends totalement. Mais vous pouvez être surprise par leur bienveillance, leur étonnante compassion. De nombreux hommes connaissent en effet des femmes qui souffrent chaque mois (leur femme, leur soeur, leur amie..?), peut-être que votre employeur en fait partie !

Disons qu’en faisant preuve de courage, et en expliquant votre problème avec transparence et honnêteté, vous rendrez votre vie quotidienne mille fois plus agréable. Je ne rigole pas !

#2 Trouver la bonne technique

Il existe plein de remèdes de grand-mères qui fonctionnent plus ou moins bien pour les douleurs menstruelles. J’évite autant que possible de prendre des médicaments très forts, aux effets plus ou moins discutables.

Au fil des années, j’ai compris qu’une même technique portait ses fruits. Elle implique de 1/ mettre des vêtements amples en coton très doux, 2/ faire chauffer une bouillotte, 3/ me tartiner d’huile essentielle à la lavande sur le ventre et les autres zones douloureuses (comme les reins), 4/ respirer calmement en visualisant des vagues, 5/ trouver le sommeil.

Car oui, quand on dort, la douleur s’atténue ! Pour ceux qui sont réactifs à l’ASMR, comme moi, je vous propose également de consulter mon article sur la question ici, car l’ASMR peut se révéler très efficace dans ce genre de situation.

J’ai également remarqué que la douleur était moindre quand j’avais bien suivi ma cure de magnésium marin. Certaines personnes ne stockent pas le magnésium, ce qui peut avoir divers effets sur leur corps. Le magnésium est un calmant naturel, il ne faut pas sous-estimer les effets néfastes entraînés par une éventuelle carence… Je vous conseille d’en prendre, pour voir s’il a de l’effet sur vos menstrues.

Je suis bien sûr ouverte à d’autres techniques que vous auriez trouvées !

#3 L’expérience bénéfique du magnétiseur

Vous trouverez également sur ce blog mon témoignage sur ma première visite chez le magnétiseur. C’était une idée de ma mère au départ, et je dois vous avouer que j’y suis allée sans vraiment y croire. Il y avait plusieurs problèmes à régler, mais le magnétiseur, sans même que je n’aie à lui exposer, a immédiatement posé ses mains sur mon bas-ventre, qu’il sentait « déséquilibré ».

Les mois qui ont suivi la visite, la douleur menstruelle était presque inexistante. J’imagine qu’il aurait fallu y retourner, mais mes obligations professionnelles et familiales ont rendu le déplacement compliqué.

Faites tout de même attention à la réputation du magnétiseur que vous choisissez (certains sont de vrais charlatans), mais ne sous-estimez pas le pouvoir de la chaleur humaine… je suis la preuve vivante qu’elle marche.

Voilà, mon article touche à sa fin. N’hésitez pas à m’écrire pour discuter de ce sujet qui me passionne, et dont on connait encore si peu les raisons…

A très vite sur YMBB !

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