PORTER LA VIE : Mon deuxième trimestre de grossesse

Alors que mon premier trimestre avait été ponctué de désagréments assez contraignants, le deuxième a été agréable à bien des niveaux. Désormais avertie du sexe de notre bébé, j’ai surtout pu me projeter en tant que future maman avec plus de sérénité et de confiance.

Au premier trimestre, mon corps était en plein changement hormonal, sans toutefois exposer visiblement la grossesse. A l’approche du septième mois de gestation, les choses ont bien changé. Aujourd’hui, il me semble même assez dingue d’avoir pu autant m’inquiéter de ne pas avoir beaucoup de ventre, tant j’étais pressée d’avoir un gros bidon (sans doute pour me rassurer quant à la présence du bébé dans mon ventre et pour le crier haut et fort à la terre entière…). Au début du troisième trimestre, je m’inquiète d’avoir TROP de ventre, alors qu’il me reste deux mois et demi à tenir. Cette petite anecdote montre assez bien l’évolution de la mentalité d’une femme enceinte, et reflète les différents états par lesquels nous passons toutes, semaine après semaine, entre euphorie et inquiétude.

Avec un peu de recul, mon deuxième trimestre semble s’être divisé en deux parties : d’abord, le retour de l’énergie conduisant à une forme d’apogée du bien-être physique et mental ; ensuite le « ralentissement » et le début des désagréments qui annoncent le dernier trimestre.

PARTIE 1 : une sérénité INHABITUELLE

LE « PREGNANCY GLOW »

Est-ce les hormones ou le fait que je sois enfin rentrée en métropole, près de mes amis ou ma famille, mais une grande paix intérieure ne m’a pas quittée pendant les trois mois du deuxième trimestre. J’ai plus que jamais savouré le fait de ne plus avoir de cycle menstruel (adieu les douleurs de règles, les règles, les boutons, etc.), ce qui a donné une constance inédite à ma vie, tellement appréciable. De plus, mon corps de femme enceinte me plaisait énormément : mes cheveux étaient plus beaux, plus frisés, plus brillants et ma peau était totalement dénuée d’imperfections (je n’ai pas développé de masque de grossesse). J’ai surtout eu la chance de grossir seulement du ventre, ainsi mes jambes et mes bras restaient fins. J’avais l’impression d’être devenue une personne plus forte, plus entière, plus désirable.

UN ENFANT EN CHAIR ET EN OS

Sur le plan psychologique, l’amélioration fut donc très impressionnante. Soudain, je n’avais plus de craintes liées à la fausse couche. Cela peut sans doute s’expliquer par le fait que notre bébé a commencé à se manifester très tôt pour une première grossesse. Dès la 16e semaine (soit 18 semaines d’aménorrhée), mon mari et moi avons en effet pu sentir ses premiers coups. Le fait de VRAIMENT sentir l’enfant plusieurs fois par jour, et d’une manière aussi évidente, a effacé presque automatiquement toutes mes craintes. Il était bien là, au chaud dans mon ventre, pourquoi s’inquiéter et s’inventer des faux problèmes ? A partir de ce moment-là, notre relation à l’enfant est devenue plus forte, surtout pour mon mari qui le « sentait » enfin. Petit à petit, notre bébé s’est mis à répondre à nos sollicitations, notamment avec mon bola ou lorsqu’on massait mon ventre. Lorsque je passais des journées entières seules, j’ai essayé de davantage lui parler pour qu’il s’habitue à ma voix. A ce stade, la présence du bébé en moi n’était pas du tout handicapante, car il était encore très petit et léger.

Grâce à l’application Grossesse +, que je recommande chaudement à tous les futurs parents, nous pouvions suivre l’évolution du bébé et lire de nouveaux articles très pertinents chaque jour sur des sujets liés à la grossesse, à la maternité et au couple. Cela m’a permis de me projeter encore plus dans mon futur rôle de maman, alors que je multipliais les lectures sur le sujet. Je recommande notamment le livre « L’aimer avant qu’il naisse : le lien mère-enfant avant la naissance », du professeur Jean-Pierre Relier. Une mine d’or de bon sens et de belles paroles réconfortantes, que je détaillerai sûrement dans un autre article sur mes lectures de grossesse.

ADIEU LA MARMOTTE

Contrairement au premier trimestre, où je pouvais faire des malaises facilement et me sentais très fragile et nauséeuse, ces quelques semaines ont également été marquées par une énergie décuplée. J’ai marché plusieurs heures par jour, sillonnant la ville, et fait de nombreux déplacements pour voir mes amis et ma famille, sans ressentir le besoin de faire une sieste. Un vrai changement par rapport au premier trimestre, où je dormais treize heures par nuit et m’effondrais de fatigue après le déjeuner…

Sur le plan physique, les changements n’étaient pas encore trop importants et je pouvais continuer de porter la plupart de mes anciens habits (en privilégiant les pantalons larges ou à élastique, et les robes). C’est un peu plus tard que les choses se sont gâtées…

PARTIE 2 : LES CHOSES Sérieuses

Au milieu du deuxième trimestre, la grossesse a pris un nouveau tournant quand des gros changements sont survenus presque du jour au lendemain. Si je pouvais jusqu’alors « oublier » que j’étais enceinte pendant quelques heures, cela n’était soudain plus du tout possible. C’est bien simple, je pensais au bébé du matin au soir, sans interruption. Pour plusieurs raisons, je dirais que ce grand tournant a suivi l’échographie du deuxième trimestre, à 22 semaines de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).

D’EVE OU D’ADAM

Lors de cette échographie dite « morphologique », car permettant d’examiner très précisément chacun des membres et organes du bébé, nous avons enfin appris le sexe de l’enfant. Savoir que je portais une petite fille a radicalement changé ma grossesse ; l’émotion ressentie ce jour-là fut tout simplement unique. Soudain, je savais QUI j’avais dans mon ventre. Celui que nous appelions « petit loup », « bébichon » ou encore « Michou » est devenu en quelques secondes une petite louloute. Notre fille. Une fois que nous avons su le sexe de notre bébé, nous avons trouvé le prénom. Soudain, notre fille prenait vraiment corps et devenait une réalité. L’annonce du sexe a en outre marqué le début d’une nouvelle période : la préparation concrète de son arrivée dans notre monde, dans les meilleures conditions possibles.

PREPARER SON MONDE

Durant les semaines suivant l’échographie, j’ai commencé à faire un grand travail de sélection des affaires dont nous allions avoir besoin, tout en évitant autant que possible de tomber dans le piège de l’achat compulsif de masse. Grâce aux conseils précieux de certaines amies déjà mamans, à des articles bien pensés de blogs ou des vidéos YouTube (notamment Les Tribulations d’Anaïs), ou encore la très célèbre émission « La maison des maternelles », j’ai établi une liste, en gardant toujours en tête notre mode de vie. En effet, personne n’a le même usage des affaires pour bébé, car personne n’a le même quotidien. Il était important de trouver ce qui allait NOUS convenir, notamment à l’aube d’une nouvelle affectation et d’un nouveau déménagement – possiblement à l’étranger. En effet, notre bébé n’ayant pas encore sa chambre, il nous fallait vraiment prendre ce détail en compte lors de chaque achat.

Globalement, j’ai acheté la totalité des vêtements pour bébé (taille 0, 1 mois et 3 mois) sur Vinted ou dans des vide-greniers, à des prix absolument imbattables. Idem pour le porte-bébé, le lit évolutif, le couffin, le transat, le matelas à langer et les accessoires (sac à langer, gigoteuses, combinaison d’hiver, etc.). En clair, nous n’achèterons en neuf que la poussette (avec siège auto) et les produits de toilette et de santé (thermomètres…). Cela nous a permis d’économiser énormément d’argent tout en donnant une seconde vie à des affaires en excellent état, ainsi que de discuter en ligne avec des jeunes parents qui avaient de très bons conseils pratiques à donner. Si cela vous intéresse, je ferai prochainement, après l’accouchement, un article dédié aux affaires à prévoir pour un nouveau-né.

L’INCONFORT NOCTURNE

Je recommande à tous les parents de commencer à acquérir les affaires pour le bébé dès le 6e mois, pour la simple et bonne raison que de nouveaux, et gros, changements se produisent dans le corps de la maman au début du 7e mois et qu’il lui devient compliqué de beaucoup bouger. Du jour au lendemain, je n’ai par exemple plus eu le droit de dormir sur le dos, pour ne pas écraser la fameuse veine cave qui irrigue le placenta et faire des malaises vagaux, et cela a considérablement impacté mes nuits, et donc mes journées. Le bébé, plus lourd et imposant, a aussi commencé à me réveiller plusieurs fois par nuit en bougeant ou en cognant. Ce changement s’est accompagné de douleurs physiques variées, parfois très temporaires. Selon le positionnement du bébé dans mon ventre, je ne pouvais soudain plus lever la jambe gauche ou me tenir debout.

A ce stade, il est également fortement déconseillé aux femmes de porter des charges lourdes. Pour ma part, toute charge est désormais à proscrire : j’ai eu une déchirure musculaire au niveau de l’omoplate au début du 7e mois à cause d’un plein de courses trop lourd et porté seule. A ce stade, faire le ménage dans les moindres recoins est quasiment impossible, alors on peut oublier le bricolage compliqué pour préparer l’arrivée du bébé… Raison de plus pour prévoir un maximum d’affaires avant d’être une « baleine » !

PREPARATION PHYSIQUE ET MENTALE

C’est pendant le deuxième trimestre qu’il est également fortement recommandé de commencer les cours de préparation à l’accouchement, ce que j’ai donc fait. La démarche se fait généralement dans votre maternité ou un cabinet de sages-femmes libérales. Mon mari étant parti sauver la France de l’autre côté de l’océan, je vis ma grossesse seule. C’est pourquoi nous avons jugé adéquat de faire appel à une sage-femme libérale qui peut se déplacer à domicile et qui propose des leçons d’aquagym prénatal, hors de l’hôpital. Les sept cours de préparation à l’accouchement sont entièrement pris en charge par la sécurité sociale et traitent différents sujets super importants (le travail, l’accouchement, la suite de couches, la respiration et la poussée, le soin du bébé…) Je vous en dirai plus à ce sujet dans le prochain article, sur le troisième trimestre de grossesse.

CONCLUSION…

Voilà donc ce que je peux dire de mon deuxième trimestre, dont je garderai globalement un très bon souvenir. Alors que le troisième trimestre a débuté, je sens bien que les choses vont être différentes. Le corps est en pleine métamorphose et je ne peux plus porter autre chose que des pantalons de grossesse (H&M en fait des top !) et des robes ; j’ai des douleurs dorsales et sciatiques totalement inédites ; et, surtout, je commence à sursauter quand Miniloute donne des coups de boxeuses à des endroits peu agréables (les côtes ou les reins).

Pour la plupart des femmes, le troisième trimestre correspond à l’arrêt du travail et donc le début du congé maternité. Ce n’est pas pour rien : il faut se calmer pour que le reste de la grossesse se passe bien. J’appréhende un peu les semaines à venir, notamment parce que mon ventre me parait énorme et je ne vois pas comment il pourrait grossir encore sans exploser… Mais globalement, la grossesse est une expérience que je trouve fantastique et je savoure chaque seconde avec mon bébé.

En espérant que cet article vous a plu, je vous dis à très bientôt sur YouMayBeBlue !

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